Revue de la Presse Quotidienne Internationale Africaine

Revue de la Presse Quotidienne Internationale Africaine

Rédigé le 23/05/2020
MAP

Dakar - La lutte contre l'épidémie de coronavirus (Covid-19) et les élections générales de 2020 au Ghana sont les thèmes principaux traités par la presse africaine parue samedi.

Au Sénégal, +Enquête+ écrit que le ministre de l'Education nationale a affirmé que le respect du protocole sanitaire, avec notamment le respect de tous les gestes barrières, s’avère être la "seule condition pour redémarrer les enseignements-apprentissages", le 2 juin prochain.

« Nous venons de commencer un programme d’envergure qui nous permettra de faire une caravane au niveau national. Nous avons décidé de commencer par Thiès, pour non seulement voir ce qui se passe en termes de préparation, mais également y amener du matériel », a dit le ministre.

« Aïd Al Fitr, encore une célébration dans la division », titre en Une +Sud Quotidien+, relevant qu’alors que la commission nationale de concertation sur le croissant lunaire (CONACOC) doit siéger ce samedi pour scruter la nouvelle lune et déterminer la fin du Ramadan, la Commission d’observation de la Coordination des musulmans du Sénégal a annoncé la date de l’Aïd Al Fitr pour ce samedi.

+Le Soleil+ s’intéresse de son côté à la situation épidémiologique dans le pays, relevant que 97 tests se sont révélés positifs vendredi, dont 83 sont issus de cas contacts suivis par les services du ministère de la Santé, alors que les autres ont contracté le virus par la transmission communautaire.

A ce stade de la riposte, poursuit le journal, le ministère de la Santé et de l’Action sociale a dénombré, vendredi, 2909 cas positifs, dont 1311 guéris, 33 décédés et 1564 sous traitement. En Ethiopie, +FANA BC+, revient sur le message de vœux adressé par le Premier ministre Abiy Ahmed à la communauté musulmane d'Ethiopie à l’occasion de l’avènement de Aid El Fitr pour l’année 1441 de l’Hégire qui sera célébré dimanche dans le pays.

Le média éthiopien note que le Premier ministre a rappelé les valeurs du mois sacré du Ramadan qui est intervenu cette année dans une conjoncture marquée par la pandémie du COVID-19.

Abiy Ahmed a exprimé à cette occasion sa gratitude aux chefs religieux et à la communauté musulmane en général pour avoir respecté les précautions et les mesures prises pour empêcher la propagation de la pandémie de coronavirus au cours du mois de Ramadan, souligne le média éthiopien.

Sur un autre registre, +ETHIOPIAN MONITOR+ rapporte que le gouvernement va accorder une prime pour les professionnels de la santé engagés dans la lutte contre la pandémie du nouveau coronavirus.

Un projet de texte présenté par la ministre de la Santé, a été approuvé dans ce sens par le gouvernement, ajoute le média, notant que cette primé, qui vient s’ajouter à l’assurance vie, sera accordée aux médecins, infirmières et agents de santé qui travaillent dans les services des urgences. 

Au Kenya, les principaux quotidiens se font l'écho samedi de la nomination par le Secrétaire général des Nations Unies Antonio Guteres de la kényane Sanda Ojiambo, au poste de directrice exécutive du Pacte mondial des Nations-Unies, qui représente la plus grande initiative volontaire de développement durable des entreprises au monde.

"La dirigeante de Safaricom, Sanda Ojiambo, a été nommée à la tête d'une agence des Nations Unies qui fait participer des entreprises privées du monde entier et les encourage à aligner leurs activités sur les objectifs de développement durable des Nations Unies", écrit à ce propos le journal "Daily Nation", ajoutant que Sanda fille de la politicienne chevronnée Julia Ojiambo, succèdera à Lise Kingo, originaire du Danemark.

Sanda prendra ses nouvelles fonctions le 17 juin, lorsque l'agence des Nations Unies célébrera son 20e anniversaire, souligne la publication qui rappelle que Sandra est actuellement responsable du développement durable et de l'impact social chez le groupe Safaricom, poste qu'elle occupe depuis 2010.

Au Ghana, +Daily Graphic+ rapporte que la Commission électorale (CE) doit présenter au Parlement la semaine prochaine des mesures qu'elle prend pour organiser les élections générales de 2020.

La CE électorale va informer les législateurs des préparatifs pour assurer des élections crédibles et équitables, dans un contexte marqué par lla pandémie de Coronavirus.

Son confrère, +News Ghana+ s'intéresse au bilan des cas positifs au nouveau coronavirus au Ghana qui est passé à 6.486 contaminations, dont 1.951 guérisons et 31 décès.

En Côte d'Ivoire, "koaci.com" rapporte que la tendance Front Populaire Ivoirien (FPI) de l'ex-président Laurent Gbagbo a décidé de tourner le dos au boycott dans lequel il demeure depuis la perte du pouvoir en avril 2011.

Après avoir appelé ses militants à se faire enrôler afin de se procurer les nouvelles CNI, le mouvement qui suit la ligne dictée par l'ancien chef de l'Etat, lance l’opération « Inondation Electoral.», ajoute le site d'information.

Les "Gbagbo ou rien" mettent en mission 206 délégations "à l'assaut de tout le territoire national et de la diaspora ivoirienne en vue de la sensibilisation et de la mobilisation des militants et des électeurs", peut-on encore lire. Sur un autre registre, "Abidjan.net" fait savoir que le ministre d’Etat, ministre de la Défense, Hamed Bakayoko, assurant l’intérim du Premier ministre, a indiqué vendredi que le gouvernement ivoirien s’engage à mener une riposte fonctionnelle et robuste contre la Covid-19 à travers ses différentes actions tant sanitaires, économiques et sociales à l’attention des populations que des acteurs de l’économie.

D'après le portail d'information, un conseil présidentiel s’est tenu vendredi, sous la présidence du chef de l’Etat, Alassane Ouattara, sur l’état d’avancement des actions sociales et humanitaires adoptées par le gouvernement, face à la pandémie du Covid 19. Au Rwanda, la presse locale focalise son attention sur l'annonce du décès d’Augustin Bizimana, l’un des principaux fugitifs poursuivis par la justice internationale pour le génocide au Rwanda.

Le principal quotidien +The New Times+ écrit que le décès de Bizimana, dont la date est estimée à août 2000, "a pu être confirmé à l'issue de l'identification formelle des restes de son corps retrouvés" dans un cimetière à Pointe-Noire au Congo, citant un communiqué du Mécanisme des tribunaux pénaux internationaux (MTPI) basé à La Haye.

"Le Bureau du Procureur du MTPI a pu confirmer son décès grâce à une série d'analyses génétiques", indique le journal, ajoutant que l’ancien ministre rwandais de la Défense est accusé d'avoir été l'un des hauts commanditaires du génocide perpétré en 1994 au Rwanda.

Son confrère +RNA+ rappelle que Bizimana a été inculpé en 1998 par le Tribunal pénal international pour le Rwanda pour 13 chefs d'accusation, dont génocide, extermination, meurtre et autres actes inhumains.

A Djibouti, le quotidien +La Nation+ s'attarde sur la participation du ministre djiboutien de la Santé à la 73eme assemblée mondiale de la santé, tenue cette semaine en visioconférence avec la participation des pays membres de l’OMS.

Le journal écrit que le responsable, dans son allocution lors de cette rencontre virtuelle, a exposé les différentes mesures entreprises par le gouvernement djiboutien pour lutter contre la pandémie du Covid-19.

Le ministre djiboutien, ajoute le média, a rappelé les points saillants de la riposte nationale, notamment la fermeture des frontières, la sensibilisation sur les mesures barrières, le confinement général décrété par le président de la République ainsi que la politique de dépistage massif adoptée. 

En Afrique du Sud, +News24+ revient sur les propos du ministre de la Police, Bheki Cele, qui a signalé que six agents de police sud-africains ont décédé après avoir contracté le Covid-19, notant que jusqu'à présent 611 policiers sont été testées positifs au virus.

Le Cap Occidental est la province qui compte le plus de policiers affectés par le virus avec 441 cas, suivie du Cap Oriental avec 47 cas positifs, a ajouté le ministre, cité par le journal. Il a par ailleurs fait savoir que plus de 3.000 membres des services de police sud-africains (SAPS) ont été mis en quarantaine.

+Independent Online+ revient sur les accusations émises contre la police sud-africaine concernant l'utilisation excessive de la violence contre les citoyens n'ayant pas respecté les restrictions en vigueur dans le cadre du confinement total décrété pour faire face à la pandémie du coronavirus.

Citant le ministre sud-africain de la Police, le journal écrit qu'un nombre croissant de plaintes contre la police ont été déposé durant la période du confinement, notant que la brutalité de certains membres de la police dans ce contexte de crise sanitaire devrait être signalée aux autorités compétentes afin que les personnes concernées répondent de leurs actes.