Marocafrique : Veille infos Maroc-africaine

Amadou Lamine Sall, poète : le Covid-19, «signe d’un siècle qui commence mal»

La pandémie du Covid-19 continue de causer des bouleversements à l’échelle planétaire. Au vu des chiffres communiqués quotidiennement, on est encore loin du reflux attendu pour soulager l’humanité de cette souffrance et cette peur indicible. Aux conséquences socio-économiques déjà visibles, s’ajoutent aussi de brûlantes questions sur l’avenir, sur l’homme, sur notre humanité. Après l’éclairage de l’anthropologue Abdou Ndao, Ouestaf News donne la parole à un autre intellectuel africain de renom : le poète sénégalais Amadou Lamine Sall, lauréat des Grands prix de l’académie française. Dans cet entretien réalisé via courrier électronique, il livre un regard lucide sur le Covid-19. Une catastrophe sanitaire qui, selon lui, fait partie des multiples manifestations d’un siècle « puant et ténébreux », mais surtout qui « commence mal ». Ouestafnews –Le Covid-19 fait des ravages dans le monde, avant d’aborder les grandes questions,…

INTERVIEW DONNÉE PAR LE POÈTE AMADOU LAMINE SALL, LAURÉAT DES GRANDS PRIX DE L’ACADÉMIE FRAANÇAISE, AU QUOTIDIEN « LE SOLEIL » DE DAKAR

Le monde célèbre, le 23 avril prochain, la quinzième édition de la Journée internationale du livre et du droit d'auteur. Comment évaluez-vous, en votre qualité d'auteur et d'éditeur, mais également de passionné de lecture, la situation des deux matières au Sénégal ? ) (leur gestion) Ce pays est si beau mais les problématiques si ardues. Je vous répondrais vu du cœur et non vu de la moindre rancoeur. En d’autres temps et d’autres lieux, j’ai toujours dit avec une grande peine ce que je pensais de la politique du livre et de la lecture. Cela m’a valu des coups de dents. Mais face à la vérité, les dents sont toujours fêlées. Il y a ce que l’État donne et consent à dépenser pour sa politique du livre, au sens large. C’est loin d’être négligeable, mais il y a ce que l’on en fait. Il faut toujours rendre grâce à l’État, car l’État n’a jamais lâché le livre et tout ce qui se rattache à lui. Des ministres admirables…

CE SIÈCLE N’AURA PAS CENT ANS !

Le coronavirus lui a sectionné les jambes, mangé la langue, amputé les élans, mis en un jour en éboulis ses rêves. Mais voici comme jamais cela n’aurait pu arriver ni être imaginé, dopée la pensée des philosophes, enivrée l’inspiration des poètes, fouetté l’orgueil des scientifiques, réinventée la posture des rois, humiliée la vanité des politiques. Voici le monde portant des béquilles et comme les béquilles manquent, voici le monde qui rampe. Nous voici ainsi tous ensemble et du même bord, pouvoir et populace, sur les mêmes barricades. Rare ! Avec un virus on fait des morts. Avec la solidarité on fait des vivants. Vaincus, nous nous relèverons mais nous ne serons plus les mêmes. Les enfants qui naîtront dans 100 ans porteront des ailes et auront des pieds palmés. Ce qui marchait volera et nagera. Ce qui volait, nagera. Ce qui nageait volera. Dieu n’habitera plus que les cœurs qui ont bâti une vraie demeure…

QUELQUE CHOSE S’EST LEVÉE SUR NOTRE PAYS !

« Quelque chose » s’est levée sur notre pays. « Quelque chose » qui nous fera l’économie de nombre de malheurs qui nous guettait. «Quelque chose» qui a ramené la raison et fortifié le sacré. Je n’ai pas de nom pour cette « chose », mais elle est passée par une terrible épreuve pour se révéler à nous, nous convaincre de son existence : le Coronavirus. Nous devons croire à cette « chose ». L’accueillir avec foi et humilité. Avec amour. Rien ne sera plus comme avant. Nous sommes devenus, par la force des choses, si proches de nous-mêmes et de notre fragilité, que nous découvrons enfin l’autre. Nous renaissons loin de nos égoïsmes, de nos barricades, de nos vanités. Désormais, nos coeurs se retrouvent, se confortent, se confondent. Sur un même champ de bataille où personne n’est épargné, on devient plus humble, plus solidaire. Nous portons en ce jour les mêmes épaulettes. Nous sommes la même armée, les mêmes soldats, le même…

QUE MON PAYS SAIT ÊTRE BEAU !

Que mon pays sait être beau ! Je sirote les images des “opposants” reçus ce mardi 24 mars 2020 au Palais. Macky Sall est béni pour avoir reçu de Dieu cette occasion d’être éprouvé dans ses charges et de comprendre qu’il a besoin de tous pour bâtir notre pays. Ne désespérons jamais. Ce pays n’est pas un pays. Ce pays est une fraternité. Ce pays est un don. Le respect et l’amour le rattrapent toujours. Tant pis pour ceux qui n’y croient pas. Si le Coronavirus croyait nous détruire, il s’est bien trompé. Voilà qu’il construit. Personne n’aurait pu imaginer de voir ces images auxquelles il nous a été donné d’assister en direct à la télévision. Émouvant : Khalifa Sall, par exemple, assis avec Macky Sall. Émouvant. Ne désespérons jamais. Merci Monsieur le président de la République d’avoir fait ce grand pas. Merci aux autres d’avoir également accepté de répondre à l’appel du Chef de l’État. Comme tout cela est beau ! …

« QUELLE APPROCHE CITOYENNE POUR UNE HYGIÈNE DURABLE »

Entrons tout de suite dans le vif du sujet ! Nous nous sommes tous ici réveillés ce matin en prenant notre douche, nous brossant les dents, choisissant les habits les plus appropriés pour venir ici échanger sur la thématique de ce jour. Nous sommes dans la normalité humaine. Bien sûr, le plus grand nombre de nos populations ne vivent pas dans la normalité, faute d’assez d’eau encore moins de brosse à dents ou de costumes ou de boubous et de chemises propres. C’est dans cette diversité qui implique aisance et pauvreté, éducation et errance, que nous devons installer notre sujet. Nous appartenons tous en majorité à des religions, pour ceux qui croient, des religions qui nous enseignent la propreté, même si nous sommes démunis du minimum. Pour les musulmans, le rituel des ablutions cinq fois par jour est la meilleure des hygiènes. Il s’y ajoute que l’on nous enseigne, en un mot, à éviter toutes souillures et nous ne retenons ici de ce mot « souillure »…

HOMMAGE FUNÈBRE AU POÈTE CHARLES CARRÈRE

Mon cher ami, notre si cher Charles, te voici donc revenu au pays par le chemin des étoiles. Tu fus un grand homme. Un grand monsieur. Un vrai poète, comme on les aime. Tu étais étincelant et toujours inspiré! Dans cette Cathédrale, en ce jeudi 29 janvier 2020 où nous t’accueillons, nous sommes dans la peine. Quelle élégance, Charles ! Quelle allure ! Quel charme ! Quelle magie ! Quelle culture ! Tu auras vécu, aimé de tous. Tu étais la poésie même ! Tu étais un pur amour et tu le resteras toujours pour nous. Tu as beaucoup contribué à cette civilisation de l'Universel et du Métissage dont parlait Senghor. Ce dernier était ton ami. Il t’attend. Tu le retrouveras bientôt en terre de Bel-air et nous savons que les retrouvailles seront belles. Voilà pourquoi nous ne te pleurerons pas. Tu n’as jamais connu les pleurs mais le rire, la joie, la beauté, le partage. Tu étais un pont Charles, une belle passerelle entre le monde et le Sénégal. Tu portais ce…

EMERGENCE ÉCONOMIQUE ET POLITIQUE CULTURELLE : L’EXEMPLE DU SÉNÉGAL

En 2014, le Plan Sénégal Émergent (PSE) est mis sur orbite dans un horizon de vingt ans. Parmi tous les leviers activés, le paradigme « culturel » est assurément l’un des aspects les plus difficiles à cerner, l’économie étant souvent opposée à la culture, à tort ou à raison (…) Malgré le débat contradictoire passionné et passionnant (…) les deux concepts se confondent parfois pour n’en faire qu’un (…) la culture dans l’indice de développement connaît des fortunes diverses. Certains la considèrent comme une simple activité de divertissement, d’autres comme un objet de luxe destiné à une certaine élite (…) il faudrait avoir une claire conscience de la complexité polysémique qui entoure le concept de culture et amorcer un travail de discernement entre « culture » et « culture » (…) Étant à la fois le substrat et le déterminant les plus caractéristiques de l’Homme [valeurs identitaires et expressions], la culture est partout…

POUR UN ULTIMEDIALOGUE NATIONAL FONDATEUR !

C’est une volonté politique présidentielle à la rencontre d’autres volontés politiques et de forces sociales qui ont souhaité, ensemble, s’unir autour d’une plateforme responsable, porteuse d’avenir et d’histoire. Certains diront que nous en avions déjà une qui sera difficile à égaler : les fameuseset légendaires Assises nationales. Mais rien n’empêche que les résultats et les trouvailles de ces dernières, bien longtemps après, puissent servir, être convoqués sur la table du dialogue, être débattus, triés s’il le fallait, améliorés, amendés, approuvés. C’est un raccourci considérable ajouté à ce que seront les nouvelles propositions issues de l’expérience démocratique des dernières années des mandats du Président Macky Sall. L’essentiel est d’aller au concret, au consensus, à ce définitif durable qui sera enfin le lit de notre loi fondamentale. Il est temps ! Tout, tout doit être pris en compte, surtout dans la réforme profonde…

20 DÉCEMBRE 2001 - 20 DÉCEMBRE 2019 : 18 ANS QUE SENGHOR ATTENDAIT SA« SOPÉ » !

Mon cher poète, ils étaient tous là, venus dire à votre épouse si tant aimée combien nous aussi, nous l’aimions. Le Président Macky Sall et son épouse étaient là : Marième Faye Sall, belle et si élégante elle aussi, dans sa robe de mousseline noire. Mon cher poète, le Président Sall a « la courtoisie et l’intelligence du cœur ». Il vous a construit en lui une bien belle maison, car tout ce qui vous touche le touche et nous pouvons en témoigner de par les actes posés et accomplis, à chaque fois que nous avons porté à sa connaissance nos difficultés de remplir les missions de la Fondation L.S.S.Nous ne battons pas le tam-tam pour Macky Sall, encore que vous nous avez appris à le battre pour ceux qui accomplissaient des œuvres de beauté. Disons simplement que nous ne faisons rien d’autre ici en citant le Président Sall,quede montrer du doigt le nid protecteur et désigner l’oiseau qui l’habite. Qui honore Senghor, Dieu l’honore. Mon cher poète, le…

ÉLOGE FUNÈBRE POUR COLETTE SENGHOR

Ma voix, en ce lieu de ténèbres et de lumières, n’est pas celle isoléed’un humble poète venu seul interroger le mystère de lamort et rendre hommage à un moment unique à une femme discrète et fascinante, une épouse aimée de tous et qui laisse dans nos mémoires un souvenir attendrissant. Ma voix, je la veux également porteuse, avec respect, d’un témoignage, celui de l’immense affection d’un homme d’État qui porte Senghor dans son cœur et j’en ai mesuré le poids : le Président Macky Sall qui, à la seule évocation de son prédécesseur, vous ouvre ses bras. Votre présence ici parmi nous, Monsieur le président de la République malgré vos impossibles charges,en est la plus émouvante et la plus éloquente des preuves. Le temps est bavard, Monsieur le Président. Il dit tout à la postérité. Il retiendra ce moment. Il retiendra le nom de Macky Sall. Au Président Abdou Diouf dont la…

HOMMAGE A COLETTE SENGHOR : « J’AIME TES YEUX LES SOIRS DERÉCEPTION… »

C’est Senghor lui-même qui le chante dans ses poèmes en s’adressant à sa muse : « j’aime tes yeux les soirs de réception » ! Simple mais si beau ! Quand j’ai eu l’honneur d’assister à une soirée au palais présidentiel, j’avais hâte de saluer le couple présidentiel et de m’attarder sur les yeux de la première dame, « la Normande aux yeux pers », comme le chantait encore Sédar. Sous les lumières, les lambris dorés et les sourires, j’ai découvert pourquoi le poète Senghor avait évoqué les yeux de son épouse. Elle n’avait pas seulement de beaux yeux, Colette. Elle était un orage ! Elle était lumineuse ! C’est ce souvenir que j’ai le plus gardé et dans mon corps et dans mon cœur de celle qui vient de nous quitter. Je vous en prie, allez relire « Les élégies de minuit » et vous comprendrez combien le poète Senghor était grand et inégalable ! Quand plus tard, beaucoup plus tard, Senghor a retrouvé le chemin de l’écriture…

FORUM INTERNATIONAL DE DAKAR : PAIX ET SÉCURITÉ EN AFRIQUE -18-19 nov 2019-

Dans la perspective de cet important Forum que le président de la République Macky Sall présidera à Dakar le lundi 18 novembre 2019, voici ce que nous écrivions, au nom de la PAIX, il y a 17 ans. En effet, du 7 au 8 octobre 2002, s’ouvrait à Dakar le 1er Congrès mondial des poètes et écrivains de la paix initiée et organisée par la Maison Africaine de la Poésie Internationale. Le drame du Diola était encore tout frais dans les esprits et tout le Sénégal était en deuil. Nous disions alors au président Abdoulaye Wade venu présider ce rendez-vous, malgré la douleur qui frappait tout un pays : « Monsieur le Président de la République, le deuil qui frappe notre pays est porté par tous les poètes, écrivains et hommes de culture ici présents. Mon ami Wole Soyinka, Prix Nobel de littérature, empêché au tout dernier moment, vous a écrit toute son immense peine. En un mot, ce sont toutes la nations du monde qui portent notre deuil. Mais nous sommes…

CHEIKH AHMADOU BAMBA : « LE NECTAR » DE TOUBA

dédié à mon ami en poésie profonde : Cheikh Ahmadou Kara Mbacké Noreyni Ô Serigne Touba où trouver les hautes marches pour dire ton nom où trouver les ciels les montagnes les cimes intouchables pour dire ton nom où toucher les cimes atteindre les nids des aigles grimper les miradors pour dire ton nom où prendre pied, mesurer les profondeurs interroger les abîmes pour dire ton nom où trouver les minarets qui flirtent avec les étoiles pour dire ton nom où trouver les bateaux les voiliers les marins impétueux pour dire ton nom où trouver les forêts closes les bêtes jamais sorties à la lumière pour dire ton nom où trouver les routes qui voyagent vers des horizons jamais entrevus pour dire ton nom où trouver les chapelets aux dents des chamelles de Khadija pour dire ton nom où compter les passablonneux des caravanes et le décompte des dunes pour dire ton nom où trouver les oasis…

CHANT POUR EL HADJI MAODO MALICK SY « L’OR DÉCANTÉ »

Il est beau il est beau si beau si beau comme il est beau Maodo Malick Sy cette lumière qui l’irradie vient d’un soleil qui n’est point le nôtre ces rayons diaphanes qui dessinent son front viennent du Grand Est làoù Dieu mit au monde un prophète grand et irradiant du nom diaphane de Muhammad Maodo Malick n’est pas qui veut qui veut n’est pas Maodo Malick cet astre vient d’un ciel unique d’un astre unique sa lueur n’est pas de notre terre mais d’une autre terre qu’Allah Seul chuchote et la Tidjaniya s’est levée et ce chant n’est pas prêt de se taire il vient de contrées lointaines où des oasis de lait parfumé coulent il vient de pèlerins lointains aux turbans de soie sonore aux chapelets de feu et Maodo Malick est arrivé et Tivaoune s’est muée en oasis de foi où la loi de l’amour et de la droiture ont forgé les cœurs Maodo Malick n’est pas un chant il est le cœur du chant le bras du chant le temps du chant il…

CHANT POUR EL HADJI MAODO MALICK SY « L’OR DÉCANTÉ »

Il est beau il est beau si beau si beau comme il est beau Maodo Malick Sy cette lumière qui l’irradie vient d’un soleil qui n’est point le nôtre ces rayons diaphanes qui dessinent son front viennent du Grand Est là où Dieu mit au monde un prophète grand et irradiant du nom diaphane de Muhammad Maodo Malick n’est pas qui veut qui veut n’est pas Maodo Malick cet astre vient d’un ciel unique d’un astre unique sa lueur n’est pas de notre terre mais d’une autre terre qu’Allah Seul chuchote et la Tidjaniya s’est levée et ce chant n’est pas prêt de se taire il vient de contrées lointaines où des oasis de lait parfumé coulent il vient de pèlerins lointains aux turbans de soie sonore aux chapelets de feu et Maodo Malick est arrivé et Tivaoune s’est muée en oasis de foi où la loi de l’amour et de la droiture ont forgé les cœurs Maodo Malick n’est pas un chant il est le cœur du chant le bras du chant le temps du chant il…

GRANDE INTERVIEW avec Amadou Lamine Sall

Le quotidien sénegalais à grand tirage "Le Soleil" consacre sa Une principalement à l’annonce d’un entretien avec Amadou Lamine Sall, commissaire et secrétaire général du Mémorial de Gorée, « un projet qui va attirer 800.000 touristes et générer près de 3 milliards FCFA par an », selon lui. La traite négrière a été une domination et une horrible exploitation humaine entre le 16è et le 19è siècles, soit 300 ans de barbarie, rappelle M. Sall, notant que « ce que la diaspora et les Noirs de toutes les couleurs attendent du Mémorial, lancé en 1988 et qui est actuellement en phase de réalisation, est puissant : ne jamais oublier, mais apprendre à pardonner ».

COMMENT RÉCONCILIER LE TEMPS : DU PARDON AVEC LES EXIGENCES DE LA RÉPUBLIQUE ?

Toujours commencer par le commencement. Toujours commencer par l’histoire. Au-delà d’une simple République, Senghor - encore lui -, nous a bâti une nation et c’est cette dernière qui arbitre aujourd’hui notre actualité. Le pardon, ou la grâce du prince, vient de là où chrétiens, musulmans et d’autres couleurs de religion et de foi ont accepté de vivre ensemble, de s’unir, de s’aimer, de se respecter, de défendre l’un l’autre. Une telle nation, un tel peuple, finit invaincu et se retrouve toujours. Ne voyons surtout pas un hasard dans ce rendez-vous autour de la foi qui a su mener au pardon, ou à la grâce, comme on veut, que tout un peuple attendait et qui tardait, qui tardait. Finalement, les prières et la haute générosité d’hommes de foi ont tracé le raccourci, atteint le but attendu, car celui qui a pardonné, ou libéré, ou gracié, est aussi un homme de foi, comme tous ! Allah Seul sait, Lui qui lit dans nos cœurs jusqu’à ce que nous…

DISPARITION DE SAMBA DIABARÉ SAMB !

Je voudrais m'incliner devant la mémoire d'un artiste que j'ai beaucoup, beaucoup aimé et dont la voix, les chants, la mélodie, la prestance, dans mes voyages à l'étranger, me réveillent toujours le matin en me rappelant qui je suis et d'où je viens. Samba Diabaré Samb aura été avec Ndiaga Mbaye, les deux voix majeures qui ont toujours levé mon sang et ma plume quand j'entrais dans le royaume de la poésie. Leur voix et leur chant précédaient mon inspiration et l'accompagnait dans des contrées lointaines où je finissais de faire voyager mes mots. Merci à ces deux voix de frisson et de raffermissement de notre identité et de notre culture. Ce sont de tels hommes, de tels artistes, de tels créateurs, qui aident ne jamais oublier d'où nous venons et quel chemin nous devons prendre pour que notre patrimoine culturel intègre le patrimoine mondial de l'humanité. Que ces deux diamants reposent en paix !

NOTE DE LECTURE « ÉVOLUTION DE LA MUSIQUE SÉNÉGALAISE DE 1950 A NOS JOURS »

Les premiers mots de l’auteur décédé en janvier 2010, disent ceci : « Cet ouvrage n’a aucune prétention musicologique ou didactique mais se veut modestement un rappel historique et source d’informations au profit des générations nées trente ou quarante ans après 1960 (…) tout en doutant que la musique sénégalaise sorte un jour du créneau «mbalax» (…) Mes appréhensions quant à l’évolution du «mbalax» résultent de deux constats: 1) un sénégalais sur dix s’y identifie 2) la rentabilité du produit. S’y ajoute le fait que la musique Sénégalaise moderne ne s’écoute plus; elle se danse.» Le poète Amadou Lamine Sall qui signe la préface écrit : « Amadou Guèye NGOM, auteur de cette œuvre hélas inachevée, est mon grand’frère. Il m’a vu grandir à Kaolack. Amadou a été celui qui a toujours veillé sur moi, sur mon écriture, sur ma création littéraire La mort est arrivée, sans avertir, en plein vol vers les Etats-Unis. Écrivain…

CETTE AFRIQUE QUI DONNE ET MEURT TOUJOURS POUR LES AUTRES !

Le plus grand tournant du 21ème siècle sera la rencontre de l’Afrique avec sa jeunesse ! Une grande marée déferlante arrive ! Elle arrive pour imposer une morale politique nouvelle ! Il s’agit de bâtir une Afrique inspirée des valeurs retrouvées de nos Almamys et des fondements de nos savoirs anciens et modernes. En un mot, il nous faut une véritable et urgente déconstruction qui ne « répartit plus les sécurités et les privilèges entre les dieux et les hommes », c’est à dire entre des princes rutilants et des peuples « majoritairement ruraux et croyants » ! Oui, il s’agit bien de « réinventer un nouveau sacré » ! Un processus silencieux s’est mis en route. Il est irrévocable ! Parmi les plus grands maux : l’illettrisme, cette absence d’un « esprit » qui donne un citoyen menotté dans une oppressive et gluante ignorance. Libérer, nourrir et élever son esprit, telle est enfin la prise de conscience engagée et la conquête la plus urgente de la…

PRÉSIDENTIELLE 2019 : LES VOIX DE L’HONNEUR!

Ce pays ne sera jamais perdu - jamais il ne le sera ! - si les meilleurs d’entre nous refusent de prendre les chemins de l’incertitude, de la division. Un citoyen doit tenir à sa différence dans la société. Il faut alors savoir refuser le bruit reptilien des cataclysmes annoncés, de la revanche, de la haine, en s’assumant, en affichant sa responsabilité et ses devoirs. Refuser de faire partie, confiné dans son salon, de la masse molle des « brouteurs d’écrans » qui vont au lit, loin des urnes. L’engagement verbal seul ne fait pas le citoyen, il y faut le passage à l’acte, comme le vote, le respect du bien public, la défense de la patrie.Tout citoyen naît d’une soif de justice, de bien-être social, de confiance en l’avenir. La foi seule peut regarder l’injustice dans les yeux, et se taire. Sinon, la foi ne serait pas la foi. Mais elle ne peut suffire. Nous ne pouvons pas laisser nos enfants dans les bras de la fatalité. Cela ne minore en rien la force de…

MOHAMMED VI L’AFRICAIN : UNE VISION, UNE MÉMOIRE, UN AVENIR

Les images flamboyantes que nous présente Mohamed Maradji dans ce bel ouvrage nous rappellent que dès son jeune âge Mohamed VI, a vécu comme Prince Héritier, tellement proche de son père , feu SM Hassan II , une succession d’événements historiques et que sa formation a bénéficié de la présence effective de personnalités africaines légendaires. Comme son grand père feu SM Mohammed V, notre jeune prince héritier a très tôt placé la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’unité des États africains comme une priorité et dès son accession au trône du Royaume chérifien, le nouveau Souverain a fait son choix pour une vision prospective, marquée par l’efficacité, la performance économique, la croissance, le développement des infrastructures, l’éthique, et la probité. Les clichés et le regard pertinent du photographe nous montrent l’instant présent et nous propulsent vers l’avenir de la jeunesse marocaine et africaine qui…

HYMNE AUX LIONS DU SÉNÉGAL ( finalistes de la Can, Caire le 19 juillet 2019)

Pincez tous vos cœurs attristés et frappez des mains et des pieds pour nos combattants le lion vert a rugi malgré la sagaie sanglante même dompté par l’inattendue lame de mille bonds s'est élancé sans dissiper les très longs ténèbres de nos nuits sans la grande étoile Encore et encore soleil éteint sur nos rêves encore et encore soleil d’encre sur notre route crevassée Mais debout les Lions debout vous avez été débout l'Afrique un jour sera conquise la fille vous a laissé sa bague son lit vous est programmé et la promesse à venir haletante Refrain Rêves brisés de nos cœurs verts épaule contre épaule gardons le rêve des Rois Lions Ô héros Sénégalais dépossédés de la haute marche unissons sans se lasser la foi à la foi le travail au travail bénissons Aliou Cissé le brave qui a perdu l’épée sans égarer le fourreau bénissons la…